Publié mercredi 11 juin 2008 à 09h36
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Au cours des derniers mois, les participants au débat ont tous insisté sur le besoin de procéder à un changement radical tant sur le front de la production que de la consommation. L'exploitation et le conditionnement mêmes des ressources doivent être repensés.
Plusieurs participants à la consultation proposent d'établir des normes pour mesurer le risque dû à un conditionnement polluant ou à l'utilisation d'un produit. Une autre solution pourrait être de créer un 'label climat’ pour les produits qui font l'objet, par exemple, d'un conditionnement qui n'a pas d'incidence sur le climat ou qui fait appel à des méthodes efficaces du point de vue énergétique.
Nous devons changer nos habitudes de consommateurs. Selon Carlo Petrini, président de Slow Food, les produits agricoles doivent être mis sur le marché et consommés au niveau local afin de respecter les besoins tant des fermiers que de l'environnement.
Pour l'eurodéputée Ǻsa Westlund, lors de son intervention durant le séminaire “Leading the fight against climate change: a new European green growth agenda”, il est indispensable de donner aux gens les incitants adéquats et les bonnes opportunités afin qu'ils se rendent plus facilement compte des résultats des efforts qui leur sont demandés. En ce sens, les gouvernements locaux et régionaux auront un rôle important à jouer.
Energies renouvelables
Comme le souligne la European Energy association, les énergies renouvelables combinées à d'autres mesures plus ambitieuses en faveur de l'efficacité énergétique sont la seule voie pour l'Europe de faire de la crise de l'énergie et du climat une opportunité pour le bien-être de tous les citoyens. L'Europe dispose de sources d'énergie renouvelable énormes et les industries européennes sont les leaders mondiaux dans la transformation de ces sources en énergie. L'Europe a la possibilité de jouer un rôle de leader dans la redéfinition des règles du futur échiquier énergétique.
Energie nucléaire
Plusieurs participants ont souligné le besoin de changer de sources d'énergie, alors que nous pouvons nous attendre à une augmentation de prix des carburants fossiles de 10 fois leur prix actuel. Toutefois, quelques-uns se sont exprimés contre un investissement dans les centrales nucléaires, argumentant que la réduction de la consommation d'énergie et l'utilisation d'énergies renouvelables restent les meilleures options pour l'avenir. D'autres encore croient qu'il est nécessaire de trouver un compromis entre toutes les sources d'énergie, y compris le nucléaire.
Transports publics
Le trafic est exclu du protocole de Kyoto et pourtant, il est responsable de 20% de toutes les émissions de CO2. Par conséquent, nous devons investir dans les transports publics, dans des réseaux internationaux de chemins de fer et dans une meilleure infrastructure pour la circulation. En ce sens, la 'congestion charge' introduite à Londres ou encore le projet 'Metrolink' dans le Grand Manchester (qui prévoit des trains pouvant passer de rails 'traditionnels' pour chemins de fer aux rails de trams) sont de bons exemples de ce qui peut être fait au niveau local pour résoudre le problème du trafic. Le secteur de l'aviation doit être réglementé également puisqu'il constitue le mode de transport le plus polluant et pourtant, voyager en avion n'a jamais été aussi bon marché.
Combattre les changements climatiques: une question de survie
Plusieurs blogueurs ont mis en exergue l'impact des changements climatiques sur notre santé. Afin de réduire les maladies liées aux changements climatiques, nous devrions pendre les mesures suivantes:
· Stimuler la recherche et promouvoir les technologies compatibles avec l'environnement au sein des industries européennes.
· Planter davantage de forêts et garantir davantage d'espaces ouverts
· Garantir un système de soins de santé de qualité qui permette aux citoyens de jouir d'une vie de qualité et d'une bonne santé depuis l'enfance jusqu'à l'âge de la retraite
Au-delà de l'Europe
Si l'Europe est assez confiante sur le fait que les Etats membres suivront ensemble la même direction, qu'en est-il des autres? Les changements climatiques sont un problème mondial mais les pays développés en sont les plus grands responsables. Par conséquent, les pays de l'OCDE doivent aider les pays en développement à découpler leur croissance économique des émissions de gaz à effet de serre et à s'adapter aux phénomènes dus aux changements climatiques. Comme souligné dans le débat du WWF sur le thème “EU Climate action : Do 30% NOW!” le 6 mai 2008, à l'invitation de l'eurodéputée socialiste Linda McAvan, il existe différentes approches possibles pour empêcher les fuites de carbone provenant d'autres pays comme la 'taxe carbone' sur les importations ou encore les attributions conditionnées aux industries. Toutefois, la meilleure approche semble être les accords sectoriels et la coopération avec d'autres pays dans des secteurs spécifiques.
Crises alimentaires
L'utilisation croissante de céréales pour la production de biocarburants suscite des préoccupations quant à l'impact d'une telle démarche sur le prix des denrées alimentaires et sur les réserves alimentaires mondiales. Certains participants ont souligné que la crise alimentaire n'a pas seulement été causée par les biocombustibles mais aussi par la spéculation financière sur les matières premières. Il est par conséquent urgent:
· de chercher à obtenir un moratoire pour les biocarburants
· de repenser la politique agricole afin d'aider à préserver les cultures vivrières
· de repenser nos modes de consommation
· de limiter la spéculation sur les denrées alimentaires
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